Résumé
Introduction :
Le pityriasis Rosé de Gibert (PRG) est une dermatose, inflammatoire aiguë, caractérisée par des lésions érythématosquameuses. Les lésions sont bénignes, auto-résolutives en quelques semaines ; cependant le caractère inesthétique et affectif impose un traitement symptomatique. L’objectif était d’étudier les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques du PRG au service de Dermatologie-Vénéréologie de l’Hôpital National de Niamey.
Matériels et méthodes :
il s’est agi d’une étude transversale à collecte rétrospective réalisée sur une période de 3 ans (1er Janvier 2018 au 31 Décembre 2020) au service de DermatologieVénéréologie de l’Hôpital National de Niamey.
Résultats :
Sur un total de 6680 consultations, 88 cas de PRG étaient diagnostiqués soit une fréquence de 1,32%. L’âge moyen des patients était de 17,44 ans. Les femmes représentaient 61,36% (n = 54) et le Sex Ratio (F/H) était de 1,58. Les élèves/étudiants étaient les plus concernés (48,86%). Le facteur favorisant retrouvé était l’atopie (20,45%). Le PRG survenait per annuellement en2 pics mensuels : Mars et Juin. Chez 48,86% % (n= 43), le PRG évoluait moins de 2 semaines au jour de la consultation. Cliniquement, le PRG était prurigineux chez 5,68% (n = 5) des patients. Le médaillon initial était retrouvé dans 65,90% (n=58) des cas. La forme classique représentait 80,68% (n=71). Les localisations les plus fréquentes étaient le tronc (67,04%) et les membres (32,95%). Les dermocorticoïdes utilisés dans 77,27% des cas et associées aux émollients ont permis d’accélérer la rémission des lésions chez 85,22% des patients.
Conclusion :
le PRG est une affection cutanée bénigne et perannuelle qui touche principalement les sujets jeunes. La reconnaissance des particularités cliniques du PRG est essentielle pour établir un diagnostic correct et éviter un traitement inadéquat. L’utilisation des dermocorticoïdes et des émollients a permis d’accélérer une rémission des lésions dans notre contexte.
Références
1. Villalon-Gomez JM, Pityriasis Rosea : Diagnosis and treatment. Am Fam Physican.2018.Jan 1 ; 97(1) :38-44.
2. Mahroum N, Shoenfeld Y. Classic Pityriasis Rosea. Isr Med Assoc J. 2022 Aug ; 24(8) : 549.
3. Leung AKC, Lam JM, Leong KF, Hon KL. Pityriasis Rosea : An UpdatedReview. CurrPediatrRev. 2021 ; 17-3) :201-211.
4. Ganguly S. A clinico-epidemiologicalstudy of pityriasis rosea in South India. Indian J DermatolVenereolLeprol. 2013 ; 79 : 42-46.
5. Mahajan K, Relhan V, Relhan AK, Garg VK. Pityriasis Rosea : An Update on etiopathogenesis and management of difficult aspects. India J Dermatol. 2016 Jul-Aug ; 61(4) : 375-84.
6. Agbessi N, Degboe B, Houngbo O, Keutcha L, Akpadjan F, Adegbidi H, et al. Profil clinique, comorbidités et qualité de vie des patients atteints du Pityriasis Rose de Gibert à Parakou (Benin). Health Sciences and disease 2021 ; 22(3) : 4360.
7. Morand JJ, Lightburne E. Dermatologie des peaux génétiquement hyperpigmenté (dites peaux noires). EMC – Dermatologie. 2009 ; 4-150-A-10 : 1-16
8. Petit A. Pityriasis rosé. In: Encyclopédie Médico-Chirurgicale. Paris: Elsevier Masson; 2006. Dermatologie, Fascicule 9-320-A-10.
9. Ayanlowo O, Akinkugbe A, Olumide Y. the Pityriasis Rosea calendar : A 7 year review of seasonal variation, age and sex distribution. Nig Q J Hosp Med.2010 Jan-Mar ; 20 (1) : 29-31.
10. Traore A, Korsaga-Some N, Niamba P, Barro F, Sanou I, Drabo YJ. Pityriasis Rosé de Gibert dans les écoles secondaires à Ouagadougou. Ann DermatolVenereol. 2001 May ; 128(5) : 605-9.
11. Yahya H. Pityriasis Rosea in kaduna, NorthWest Nigeria : A 20 year experience. West Afr J Med. 2023 ; 40(8) : 816 -821.
12. Joshi TP, Calderara GA, LipoffJB. Prevalence of Pityriasis Rosea in the United States : A Crosssectional study using the All of Us database. JAAD int.2022 May 19 ; 8:45- 46.
13. Amer A, Fischer H, Li X, The naturalhistory of pityriasis rosea in black americanchildren : How correct is the classic description ? Arch PediatrAdolesc Med. 2007 May ; 161(1) :503-6.
14. Ehsani A, Esmaily N, Noormohammadpour P, Toosi S, Hosseinpour A, Hosseini M, et al. The comparison between the efficacy of high dose acyclovir and erythromycin on the period and signs of pitiriasis rosea. Indian J Dermatol. 2010;55(3): 246-8.
15. Drago F, Ciccarese G, Parodi A (2018). Pityriasis Rosea and Pityriasis Rosea-likeeruptions : How to distinguishthem ? JAAD Case Reports, 4(8), 800-801.
16. Urbina F, Das A, Sudy E. ClinicalVariants of pityriasis rosea. World J Clin Case. 2017 Jun 16 ; 5(6) : 2023-211.
17. Kilinc F, Akbas A, Sener S, Aktas A. Atypical pityriasis rosea : Clinicalevaluation of 27 patients. CutanoculToxicol. 2017 jun ; 36(2) : 157 – 162.
18. Daze RP, Dorton D. An atypicalPresentation of Pityriasis Rosea localized to the extremities. Cureus.2020 Aug 15 ; 12(8) :e9765.
19. Chuh A, Zawar V, Sciallis G, Kempf W. A position statement on the manegement of patients with pityriasis rosea. J Eur AcadDermatolVenereol.2016 Oct ; 30(10) : 1670 -1681.
Métriques
Téléchargements

Ce travail est disponible sous la licence Creative Commons Attribution 4.0 International .
Merci de créditer les auteurs lors de toute citation : M Laouali Idi, L Salissou, M Ouédraogo, K Issa Abdou, S Ousmane, M Gado, R Halidou Sidibé, A Abdourahamane, A Inouss Issa, M Harouna, A Ango, M Abdoulaye (2025)
